Calcul du théorème de Bayes
Saisissez la fréquence de la maladie et les performances du test pour voir ce qu’implique réellement un résultat positif.
Le lien conserve les valeurs saisies : il rouvre exactement sur ces chiffres.
Le même test, sur des populations différentes
Votre test, inchangé : seule varie la fréquence de la maladie. Rien du test ne s’améliore ni ne se dégrade le long de cette colonne ; ce qui change, c’est qui l’on teste.
| Fréquence | Probabilité de l’avoir réellement | Vrais positifs pour 100 000 personnes testées | Faux positifs pour 100 000 personnes testées |
|---|---|---|---|
| 1 sur 10 000Dépistage d’une maladie rare sur toute une population. | 0,98 % | 10 | 1 000 |
| 1 sur 1 000 | 9,016 % | 99 | 999 |
| 1 sur 100 | 50 % | 990 | 990 |
| 1 sur 10Test de personnes qui présentent déjà des symptômes. | 91,667 % | 9 900 | 900 |
| 1 sur 2Une probabilité a priori de pile ou face : le test finit par l’emporter. | 99 % | 49 500 | 500 |
La formule
Exemple chiffré
Une maladie que porte une personne sur mille, un test qui en détecte 99 % et en signale à tort 1 %
- Sur 100 000 personnes, 100 l’ont
- 99 d’entre elles sont testées positives
- Sur les 99 900 qui ne l’ont pas, 999 sont positives malgré tout
- 99 ÷ (99 + 999) = 9,0 % — un résultat positif se trompe neuf fois sur dix
Là où l’on se trompe
Prendre la précision du test pour sa propre probabilité
Un test précis à 99 % ne signifie pas qu’un résultat positif a 99 % de chances d’être juste. Quand seule 1 personne sur 1 000 porte la maladie, les 999 faux positifs parmi les gens sains dépassent de loin les 99 vrais positifs parmi les malades, et un positif vaut environ 9 % de probabilité. La rareté l’emporte sur la précision, et largement.
Questions
- Pourquoi la rareté de la maladie compte-t-elle autant ?
- Parce que les faux positifs sont tirés de la population saine, et quand la maladie est rare cette population est presque tout le monde. Un taux d’erreur de 1 % appliqué à 99 900 personnes produit bien plus de positifs qu’un taux de détection de 99 % appliqué à 100.
- Cela veut-il dire que le dépistage ne sert à rien ?
- Non — cela veut dire qu’un seul résultat positif est une raison de retester, pas une conclusion. Un second test indépendant applique la même arithmétique à un groupe désormais atteint à 9 % au lieu de 0,1 %, et la réponse change du tout au tout.
- Où cela se retrouve-t-il ailleurs ?
- Partout où l’on cherche une chose rare avec un filtre imparfait : détection de fraude, filtrage des courriels indésirables, contrôles de sécurité, tests antidopage. Les mathématiques se moquent de ce que l’on recherche.