Calcul de marge
Saisissez ce qu’un article vous coûte et ce à quoi vous le vendez.
Le lien conserve les valeurs saisies : il rouvre exactement sur ces chiffres.
Marge et majoration, pour 100 de coût
La même vente, mesurée de deux façons. Parcourez la colonne de marge pour trouver le prix de vente qui vous est réellement nécessaire : annoncer une majoration en pensant une marge est le sens coûteux de cette confusion.
| Vendu à | Marge brute | Majoration équivalente | Bénéfice unitaire |
|---|---|---|---|
| 125 | 20 % | 25 % | 25 |
| 133,33 | 25 % | 33,33 % | 33,33 |
| 142,86 | 30 % | 42,86 % | 42,86 |
| 166,67Une marge de 40 % demande une majoration de 66,7 %, pas de 40 %. | 40 % | 66,67 % | 66,67 |
| 200Doubler le coût donne une marge de 50 %. | 50 % | 100 % | 100 |
| 250 | 60 % | 150 % | 150 |
La formule
bénéfice = prix − coût
marge % = bénéfice ÷ prix × 100
majoration % = bénéfice ÷ coût × 100
Exemple chiffré
Un article qui coûte 60 et se vend 100
- 100 − 60 = 40 de bénéfice
- 40 ÷ 100 = 40 % de marge
- 40 ÷ 60 = 66,7 % de majoration
Là où l’on se trompe
Confondre la marge et la majoration
La marge est le bénéfice rapporté au prix de vente ; la majoration est le bénéfice rapporté au coût. Acheter à 60 et vendre à 100, c’est 40 % de marge mais 67 % de majoration — la même opération, deux nombres très différents. Fixer ses prix sur le mauvais des deux, c’est ainsi qu’une entreprise se sous-facture sans s’en apercevoir.
Questions
- Quelle différence entre la marge et la majoration ?
- Les deux décrivent le même bénéfice, mesuré sur des bases différentes. La marge divise le bénéfice par le prix de vente ; la majoration le divise par le coût. Une marge de 40 % correspond à une majoration de 66,7 % — annoncer l’une en pensant à l’autre est une erreur courante et coûteuse.
- Quelle marge viser ?
- Cela dépend entièrement du métier. L’épicerie vit sur des marges à un chiffre, le logiciel sur 80 % ou plus. Comparez-vous à votre secteur, pas à une règle générale.
- La marge brute est-elle le bénéfice ?
- Non. La marge brute ne soustrait que le coût direct des marchandises. Le loyer, les salaires, la publicité et les impôts viennent ensuite, si bien qu’une marge brute confortable peut ne laisser aucun bénéfice net.